Né à Marseille le 17 mars 1783, Pierre Bellot, après ses études, deviendra commis de son père, drapier à Marseille puis à Auriol. Ses passions sont très diverses : chasse, lecture, musique. Il apprend même à jouer de la clarinette et fréquente les concerts. Il se lance dans l'écriture dès l'âge de 20 ans. Il compose des chansons, écrit des contes et nouvelles notamment « Lou pouëto cassaire » (le poète chasseur), première véritable édition de Tartarin. Il s'essaye alors à l'écriture de dialogues comiques mêlant français, italien et patois local, mais la réussite ne suit pas toujours. Il en revient alors au contes, fables et histoires de cabanon, davantage dans son style.

Pierre Bellot s'entoure de l'amitié et de l'estime d'écrivains et chansonniers de son époque. Avec Louis Méry, il partage la rédaction du journal « Lou tambourinaire et le Ménestrel » qui ne paraîtra que quelques mois de l'année 1841. Il fera quelques autres tentatives d'éditions puis écrira une Pastorale en 4 actes précédés d'un prologue. Sa popularité estompée, ses dernières années de vie sont marquées par une succession de deuils familiaux : il se retrouvera avec la garde de trois orphelines en bas âge.

Auteur populaire, plusieurs fois réédité, les critiques littéraires regrettèrent que Pierre Bellot n'eût pas davantage travaillé sa langue provençale pour en tirer un plus grand prestige. Emporté par le choléra, sa disparition fut durement ressentie.