Dans le cadre de son exposition/vente: Provence d'Hier, Artisanat d'Aujourd'hui, la Maison du Patrimoine située sur la corniche du Brusc accueillait une rencontre des auteurs provençaux.

Et le point d'orgue de cet après-midi artistique était dédié à la musique avec un récital de galoubets dont les solistes étaient Jean-Fernand et Magali Djivdjivian.

Dans un répertoire nous conduisant de la période médiévale à l'actualité de 2012, nos duettistes nous ont permis de découvrir, ou de retrouver, tous les charmes du galoubet/tambourin.

La coordination précise entre les deux instruments nécessite une technique très affinée et un équilibre rythmique essentiel à la mise en place de l'oeuvre. Issus des Conservatoires de Marseille et Aix en Provence, nos amis avaient en mains tous les ingrédients pour séduire la cinquantaine d'auditeurs et sympathisants passionnés venus parfois de très loin pour les écouter.

Dans le cadre idyllique de la Maison du Patrimoine, à l'ombre de pins gigantesques, avec la mer en fond d'écran, et un orchestre de cigales obstinées à l'extrême, les deux solistes ont réussi à nous séduire.

Leur hommage aux compositeurs varois nous a conduit sur un chemin parfois inconnu, le plus souvent agréable à l'oreille, soulignant au passage l'influence de Marius Fabre, facteur d'instruments, ou de Gaston Morchou, pionnier varois du galoubet.

L'étonnement de la plupart des présents était grand devant tant de virtuosité et de musicalité. La preuve, si nécessaire, que le galoubet s'inscrit effectivement dans la prolifique famille des instruments à vent.

Devant autant de talent exprimé par Jean-Fernand et Magali, on se mettait à espérer voir fleurir d'autres concerts de cette qualité dans les festivals qui émaillent les mois d'été en Provence.

Merci Magali, Merci Jean-Fernand pour le bonheur apporté par cette soirée musicale, si loin du brouhaha de la Côte et de la mode «people», mais si proche du Coeur.

Hector